Avec plus de 35 ans de carrière et une trentaine d’album studios, Céline Dion est une légende de la musique populaire. L’une des voix les plus puissantes et touchantes jamais entendues. Une artiste bilingue (anglais-français) canadienne, née au Québec le 30 mars 1968.

En 1995, elle interprète la chanson « Pour que tu m’aimes encore », premier extrait de son album D’eux sorti en 1995. Cette chanson, elle est écrite et composée par Jean-Jacques Goldman. Elle raconte l’histoire d’une femme qui tente par tous les moyens de reconquérir et garder son partenaire après que ce dernier l’a abandonnée.

« Il faut que tu saches

J’irai chercher ton cœur si tu l’emportes ailleurs

Même si dans tes danses d’autres dansent tes heures

J’irai chercher ton âme dans les froids dans les flammes

Je te jetterai des sorts pour que tu m’aimes encore

Fallait pas commencer m’attirer me toucher

Fallait pas tant donner moi je sais pas jouer

On me dit qu’aujourd’hui, on me dit que les autres font ainsi

Je ne suis pas les autres

Avant que l’on s’attache, avant que l’on se gâche

[…] Je veux que tu saches

Je trouverai des langages pour chanter tes louanges

Je ferai nos bagages pour d’infinies vendanges

Les formules magiques des marabouts d’Afrique

J’les dirai sans remords pour que tu m’aimes encore. »

Pour se lancer dans ce recours extrême d’invocations magiques, Céline Dion fait appel à la Déesse de l’amour dans le vodou haïtien, Erzulie Freda. Tracé en forme d’un cœur, le vèvè d’Erzulie Freda est visible dans la vidéo clip officiel avec Céline allongée tout à coté en train dire ses sorts, dans le contexte de la chanson évidemment. Au-delà de cette scène, toute la vidéo est traversée par des scènes qu’on peut d’une certaine manière attribuée au vodou.

[su_youtube_advanced url= »https://www.youtube.com/watch?v=AzaTyxMduH4″ width= »800″ loop= »yes » playsinline= »yes » title= »Pour que tu m’aimes encore – Céline Dion »]

Erzulie Freda, l’Esprit de l’Amour dans le Vodou dans l’aspect Rada, très belle mulâtresse au déhanchement sensuel et provocateur, couverte de bijoux et de parfums, croit-elle que « lapèn yon fanm se pou tout fanm » aux mots du groupe haïtien Septentrional, pour voler aux secours de Céline ? D’ailleurs, si, femme d’Ogou, elle peut entretenir des liaisons avec Agwe et Danmbala, certainement, il y a un secret.

Mais au-delà de tout cela, peut-on considérer ce fait artistique comme une sorte d’appropriation culturelle, dans la mesure qu’il s’agit de l’utilisation d’éléments de notre culture par un membre d’une autre culture ?

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